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ÉGALITÉ SANTÉ CONTESTE LA DÉCISION DU MINISTRE DE PRIVATISER LA GESTION DU PROGRAMME EXTRA-MURAL

Dieppe, le 6 novembre 2017– Égalité Santé en Français a déposé, le 2 novembre 2017, en Cour du banc de la Reine une demande de révision judiciaire de la décision du ministre de la Santé de privatiser la gestion du Programme Extra-Mural et d’en donner la gestion à Medavie.

Selon le Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé, le ministre de la Santé n’a pas, selon la Loi sur les régies régionales de la santé, le pouvoir de privatiser des services qui sont sous la gestion et la gouvernance de la régie. Le pouvoir de privatiser les services ou non appartient à la régie de santé. Il est clair que la régie de santé Vitalité s’oppose à cette privatisation du programme Extra-Mural. La population en général s’oppose à cette décision du ministre, ajoute Dr Dupuis.

Non seulement le ministre n’a pas ce pouvoir, mais aucune étude n’a été faite sur ce programme. Le ministre a aussi avoué qu’aucun appel d’offres n’a été fait et qu’aucun modèle de livraison n’existe ailleurs. Selon le ministre, « il faut faire des changements quand ça va bien ». Le gouvernement libéral nous dit que tout va bien dans la province. Comme cela, il faudrait aussi changer le gouvernement! L’argument du ministre ne tient pas la route de conclure, Dr Dupuis.

Égalité Santé demande au Premier ministre Gallant de mettre ce projet de privatisation à la poubelle dans les plus brefs délais et de ne pas toucher à la santé et à l’éducation comme il nous l’avait promis en janvier 2016.

La FJFNB soutient la cause juridique défendue par Égalité Santé en França

Moncton, N.-B. – le 31 octobre 2017 – La Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB) annonce son soutien à la cause juridique défendue par Égalité Santé en Français portant sur la gestion et la gouvernance des soins de santé au Nouveau-Brunswick. Cette action vise à faire respecter et concrétiser le droit, de la communauté francophone et acadienne du Nouveau-Brunswick, à gérer ses propres institutions et d’en assurer le contrôle de façon exclusive et autonome. Mais aussi d’assurer le respect d’une égalité réelle des deux communautés linguistiques en matière de services en soins de santé.

Lirer le communiqué au complet

Vitalité a-t-il vraiment à cœur les patients atteints de cancer en région?

Dieppe, le 25 octobre 2017– Égalité Santé en Français ne comprend pas la décision du Réseau de santé Vitalité de cesser d’offrir des traitements à ses patients atteints de cancer à ses hôpitaux de Grand-Sault et de Saint-Quentin. Selon le Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé, la direction du réseau a pris la solution administrative la plus facile et n’a nullement considéré les effets sur les patients et patientes.

S’il s’agit d’une question de norme de soins infirmiers, il suffirait d’envoyer un infirmier ou une infirmière certifiée d’Edmundston ou de Campbellton dans les établissements de Grand-Sault et de St-Quentin quelques fois par semaine pour administrer les traitements de cancer. Pour un réseau qui affirme que son but est « de mieux répondre aux besoins de la population », nous devons constater son échec.

Dans son Plan stratégique 2017-2020 à la page 18, il est écrit noir sur blanc que « L’accessibilité aux services constitue un enjeu de taille pour le Réseau étant donné la répartition de la clientèle sur un territoire dispersé et la réalité d’une population vieillissante dont la mobilité est souvent réduite. Le Réseau doit donc mettre en œuvre des solutions efficientes permettant une meilleure proximité des services, notamment pour les services spécialisés. »

Comment peut-il nous dire que cette coupure de soins va rapprocher les soins des citoyens, ajoute Dr Dupuis. De plus, ce n’est pas une question financière puisqu’il se dirige vers un surplus budgétaire !

Égalité Santé demande au réseau Vitalité de revenir sur sa décision et de s’asseoir avec les communautés en question et de trouver une solution plus humaine et plus respectueuse des patients, conclue Dr Dupuis. Le respect de normes ne peut pas se faire au détriment des patients et des communautés, ajoute-t-il. Au contraire, le réseau doit améliorer la qualité et l’accessibilité de ses services en région.

Déclaration Dr Hubert Dupuis, président ÉSF

Déclaration Dr Hubert Dupuis, président ÉSF lors de la conférence de presse de l’AEFNB

Quel beau matin, quelle belle journée. C’est avec un grand plaisir et une énorme gratitude et reconnaissance envers les enseignantes,  les enseignants et l’AEFNB que je suis ici au côté de madame Martin. Comme acadien et francophone, je reconnais le leadership de l’AEFNB. Vous l’avez exercé depuis fort longtemps et tout dernièrement  dans le dossier de l’enveloppe égalitaire.

Ce matin, vous l’exercez encore une fois non seulement en appuyant la cause d’Égalité Santé en Français pour la reconnaissance des droits de la communauté francophone en santé mais de plus vous passez des paroles aux actes par votre contribution financière à notre cause. Trente mille fois merci.

Vous êtes un organisme important et influent de la communauté acadienne et francophone, non seulement en éducation mais au niveau de la survie et du développement de la communauté acadienne et francophone : un véritable rempart contre l’assimilation.

Il est souvent question ce temps-ci de la privatisation de la gestion des services de santé que ce soient les services alimentaires, d’entretien et de transport de nos patients et tout dernièrement de celle du Programme Extra-Mural.

La poursuite que nous avons entreprise le 13 juin 2017 va plus loin que cela. Nous revendiquons le droit pour notre communauté acadienne et francophone à la pleine et entière gestion et à la gouvernance de nos institutions de santé, de nos services hospitaliers qu’ils soient cliniques ou non cliniques et l’égalité réelle de services de soins de santé entre les deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick.

Pour que notre communauté acadienne et francophone se développe, elle doit absolument contrôler ses institutions. De plus, tant la Charte canadienne des droits et libertés (article 16,1) que la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques affirment que les deux communautés linguistiques de notre province « ont un statut et des droits et privilèges égaux, notamment le droit à des institutions d’enseignement distinctes et aux institutions culturelles distinctes nécessaires à leur protection et à leur promotion. »

Le dossier de la santé doit être débattu non seulement au niveau des institutions de santé de la régie mais, également, au niveau des services de santé offerts à l’intérieur de nos écoles francophones. La santé en français dans une institution scolaire francophone est essentielle à notre développement et à notre épanouissement comme communauté linguistique. C’est une des raisons pour laquelle nous avons reçu l’appui de l’AEFNB.

C’est pour cela que nous avons aussi l’appui de plusieurs autres organismes représentés ce matin. Je vais me permettre d’en reconnaître quelques-uns :

FÉÉCUM :   Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton

AFANB :   Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick

AFPNB :  Association francophone des parents du Nouveau-Brunswick

SANB :    Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick

SERFNB :  Société des enseignantes et des enseignants retraités francophones du Nouveau-Brunswick

CMD zone 1B     Conseil des médecins et dentistes du CHU-Dumont

Nous venons juste de commencer la demande d’appui auprès des organismes et la réponse est exceptionnelle.

Encore une fois, Égalité Santé en Français désire remercier la présidente de l’AEFNB, madame Lucie Martin, la direction de l’AEFNB, son Conseil d’administration et tous les enseignantes et enseignants membres de l’AEFNB pour votre appui et de votre contribution financière. Votre geste est exceptionnel et nous touche profondément. Il est très apprécié, et surtout il correspond à votre engagement dans le développement et l’épanouissement de la communauté acadienne et francophone de notre province.     À nouveau, merci madame la présidente.

 

Le Nouveau-Brunswick, une démocratie en péril?

Dieppe, le 19 octobre 2017– Égalité Santé en Français s’insurge contre les déclarations du ministre de la Santé, Benoît Bourque, reportées dans l’Acadie Nouvelle du 19 octobre dernier. « Ce genre de déclarations de renvoi et de mise en tutelle n’a pas de place dans notre démocratie » affirme Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé.

Ce n’est pas parce qu’un Conseil d’administration majoritairement élu démocratiquement par la communauté francophone et qui agit dans le cadre de la Loi qui le régit, se dit contre une proposition du ministre qu’il doit le menacer de le mettre en tutelle. Les agissements du ministre sont clairement de l’intimidation.

Le Conseil d’administration du réseau Vitalité a analysé les propositions de privatisation du ministre de la Santé et a conclu qu’elles étaient au désavantage du réseau de santé et surtout de la population francophone. Selon le réseau Vitalité, dont le rôle et le mandat est de fournir des soins de qualité, les patientes et patients seront perdants!

Le ministre Bourque doit se rendre compte que c’est non seulement le Conseil d’administration du réseau Vitalité mais la population en général et bon nombre d’organismes francophones qui s’opposent aux projets de privatisation. Le ministre a affirmé le 18 octobre qu’il n’y avait aucune étude faite sur la privatisation du Programme Extra-Mural et aucun appel d’offres pour la privatisation de ce programme. « Sur quoi se base-t-il pour dire que ce modèle de soins de santé sera un meilleur service et de qualité » ajoute Dr Dupuis.

Le gouvernement n’a pas le mandat de faire cette privatisation et le faire serait à l’encontre de la Loi sur les régies régionales de la santé. Ce serait illégal de le faire! Le gouvernement a été élu pour gouverner au nom de la population. C’est cela la démocratie : à la place du peuple. « Et bien, le peuple n’en veut pas de la privatisation »,ajoute Dr Dupuis.

Le Premier ministre doit agir et mettre fin à ces projets de privatisation. Ne pas intervenir signifierait qu’il endosse les déclarations du ministre Bourque et qu’il n’écoute pas la population qui a clairement dit Non à ces projets de privatisation : Non à Sodexo et non à Medavie.