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La Croix Bleue Medavie ne tient pas à respecter les droits constitutionnels des Francophones du Nouveau-Brunswick

La récente déclaration de Pierre-Yves Julien, PDG de la Croix Bleue Medavie démontre à quel point cette entreprise ne comprend pas l’importance de respecter les droits linguistiques et le caractère bilingue de notre province, ce qui est très alarmant. Le 11 avril dernier, M. Julien déclarait « si vous me dites que j’ai plein de temps (…) je vais toujours pouvoir les servir dans leur langage de choix. », ce qui indique clairement l’absence de service bilingue en permanence.

Selon le président d’Égalité Santé en Français (ÉSF), Dr Hubert Dupuis, « nous avons là une preuve tangible de l’échec du gouvernement à s’assurer que ses obligations constitutionnelles soient respectées ». La commissaire Katherine d’Entremont a raison de s’inquiéter du partenariat possible entre la province et Medavie, telle qu’elle l’a exprimé en entrevue à Radio-Canada le 15 février dernier.

Selon le président d’ÉSF, cette déclaration explique aussi qu’Ambulance NB, dont la gestion relève de la Croix Bleue Medavie, ne respecte pas encore les droits linguistiques de nos deux communautés linguistiques.

Il est temps que le gouvernement s’assure que tant les Anglophones que les Francophones aient le droit d’être servi en tout temps, en tout lieu et peu importe l’urgence, dans la langue de leur choix.

« Un droit constitutionnel est une obligation du gouvernement qui n’existe pas en fonction du temps, du lieu ou de l’urgence; c’est une reconnaissance légale », conclue le président d’ÉSF. Cette obligation du gouvernement provincial doit être assurée par la province, même si ce n’est pas toujours le cas, comme l’illustre la situation d’Ambulance NB. « Le Nouveau-Brunswick reste quand même la seule province officiellement bilingue du Canada. Les services de santé devraient toujours pouvoir être offerts dans les deux langues officielles », ajoute le Dr Dupuis.

La santé a été épargnée, mais des améliorations demeurent à portée de main

Dieppe, 4 février 2016 – Égalité Santé en Français (ÉSF) se réjouit que le budget provincial ne présente pas de réduction dans le domaine de la santé. La santé profitera d’une hausse de son budget 2016-2017 de quelques 66,7 millions de dollars par rapport à l’année précédente. Selon le président d’ÉSF, Dr Hubert Dupuis, cette légère augmentation permettra le maintien des services de santé au même niveau que l’an dernier.

ÉSF s’accorde avec la proposition du ministre Melanson de réduire le nombre d’organismes, de conseils et de commissions. À cet effet, ÉSF avait proposé dans son mémoire sur la révision stratégique des programmes, l’élimination du Conseil de la santé. Son abolition n’aurait aucun effet sur les soins et les services offerts aux patients. De plus, les régies ont la capacité de faire par elles-mêmes les sondages actuellement menés par ce conseil.

Suivant la même logique, ÉSF est d’avis que le nombre de membres du Conseil d’administration de la régie Vitalité pourrait passer de 15 à 13, 11 ou même 9 individus, à condition que ceux-ci soient élus par suffrage. L’élimination de toute nomination politique et partisane permettrait au gouvernement d’assurer le respect des droits de la communauté francophone, en plus de donner à la régie les moyens pour une saine gestion.

Enfin, ÉSF s’inquiète des répercussions du transfert de plusieurs services gérés par les régies vers le secteur privé, comme l’entretien des équipements informatiques et l’archivage des dossiers médicaux. Une telle approche déshabille encore une fois la communauté francophone de son expertise pour la transférer à des institutions anglophones. Les cas de FacilicorpNB et AmbulanceNB en sont des exemples flagrants. Dr Dupuis précise que la régie Vitalité peut fort bien gérer ce dossier tout en y faisant des économies.