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Transformation et modernisation des soins de santé : la population invitée à commenter

Bathurst, le 27 novembre, 2015 – Le Réseau de santé Vitalité a entrepris un vaste exercice afin de revoir la façon dont il offre les soins et les services de santé dans le but de mieux répondre aux besoins de la population. Cette démarche permettra d’améliorer les services, de les rapprocher des citoyens et d’assurer qu’ils soient viables aux plans financiers et cliniques.

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Qui décide réellement dans le Réseau Vitalité ?

Dieppe, 28 octobre 2015 – Lors de la réunion publique du Conseil d’administration de la régie Vitalité, le 6 octobre 2015, le public a appris que le Réseau avait fait parvenir une troisième option au ministre de la Santé dans le dossier de la transformation et de la modernisation du système de santé du Nouveau-Brunswick. Selon Gilles Lanteigne, PDG de Vitalité, cette option avait été signalée au ministre Boudreau le 2 octobre et il attendait une réponse de sa part.

Les médias ont fini par nous apprendre que cette troisième option consistait en la réduction de 99 lits au sein du Réseau de santé Vitalité.

Selon la Loi sur les régies régionales de santé, la responsabilité de préparer et de soumettre le Plan d’affaires ou le Plan des services cliniques relève entièrement de la régie, et non du ministre de la Santé. Or, les fonctionnaires et le ministre de la Santé ne respectent pas la Loi car ils s’imposent dans la gestion de la régie. En effet, le Ministère a fait parvenir à la régie un document en août 2015 stipulant ses requêtes au niveau du Plan des services cliniques, incluant la fermeture des urgences la nuit de trois hôpitaux francophones et la transformation des petits hôpitaux en Centre de santé communautaires.

L’article 30 de la Loi sur les régies régionales de santé est pourtant clair :

Une régie régionale de la santé :

  1. a) détermine les besoins de santé de la population qu’elle dessert ;
  2. b) détermine les priorités concernant la prestation des services de santé à la population qu’elle dessert ;
  3. c) affecte les ressources conformément au plan régional de la santé et d’affaires.

Le ministre doit donc approuver le Plan d’affaires et des services cliniques, mais ce n’est pas à lui de déterminer les besoins de la population et la façon de livrer les services pour y répondre. « Ce qui se passe actuellement est de la pure ingérence politique de la part du ministre et des fonctionnaires », affirme le Dr Dupuis. « C’est de la micro gestion. En vertu de la Loi, ce n’est pas leur rôle. »

Présentement, les rôles semblent être inversés entre le Réseau et le Ministère. Selon la Loi, le ministre de la Santé doit allouer les montants à chaque régie, établir les grandes balises et laisser les régies faire leur travail. Pour sa part, le PDG doit travailler pour la régie et répondre au Conseil d’administration, et non se faire dire quoi faire par le ministre. On peut donc se questionner sur les raisons qui ont incité le Conseil d’administration de soumettre une troisième option au ministre. Qui décide réellement dans le Réseau de santé Vitalité ?

Où sont les priorités du Réseau de santé Vitalité?

Dieppe, 22 octobre 2015 – Égalité Santé en Français (ÉSF) se questionne sur le rôle que joue actuellement le Conseil d’administration du Réseau Vitalité depuis quelques réunions. Selon le Dr Hubert Dupuis, président d’ÉSF, le Conseil d’administration ne rempli plus ses fonctions telles que stipulées par la Loi, mais surtout, il ne joue plus le rôle qui lui revient en tant qu’institution francophone.

Lors de la dernière réunion du Conseil d’administration, aucun membre de ce Conseil n’a questionné – du moins en public – la création d’un poste de vice-président, Ressources humaines, Gestion des contrats et des projets d’infrastructure majeurs, créé par le PDG du Réseau, Gilles Lanteigne. Effectivement, la résurrection de ce poste a été annoncée quelques jours avant la réunion du Conseil d’administration du 6 octobre 2015.

Toutefois, l’article 20 de la Loi sur les régies de santé régionales stipule clairement que « les activités et les affaires internes d’une régie régionale de la santé sont dirigées et gérées par un conseil » d’administration formé de 15 membres. Par conséquent, le CA aurait dû approuver la création du poste avant qu’il ne soit annoncé publiquement.

Dr Dupuis ajoute que l’abolition de ce poste, parmi d’autres, a été réalisée lors de la restructuration du 25 février 2013 par le directeur général de l’époque, Rino Volpé. Celui-ci avait alors reçu l’aval du Conseil d’administration, tel qu’entendu par la Loi.

« Nous devons nous poser les questions suivantes », ajoute Dr Dupuis. « La première question est de se demander pourquoi nous avons besoin d’un tel poste puisque le réseau a fonctionné sans ce poste depuis plus de trente (30) mois.  Est-ce que la situation des ressources humaines est devenue si problématique ? Si oui, à partir de quels constats a-t-on décidé que la situation est problématique ? »

Il faut aussi se demander pourquoi le nouveau PDG a besoin d’une personne à ce poste alors que les deux autres personnes qui l’ont précédé n’en avaient pas besoin ? Est-ce un manque de compétence du nouveau PDG ou une commande politique ? Sommes-nous en train d’assister au retour d’une structure centralisatrice comme nous avions et qui ne fonctionnait pas ?

Si le contexte financier est si désastreux que l’on songe à fermer des urgences et ainsi mettre des vies en danger ou encore à fermer près de 100 lits dans le Réseau, quelle devrait être la priorité d’un PDG ? La réponse est simple, selon le Dr Dupuis. « Les patients doivent toujours passer en premier ! »

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